PRESSE SYNDICALE Force Com n°56

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Force Com n°56

 

TROIS QUESTIONS À DOMINIQUE CHEVALLIER

FO a fait 40% aux dernières élections. Comment expliques tu ces très bons résultats?

C’est dû au travail accompli auparavant par les camarades, et en particulier l’action menée par la Fédération FO COM. Je pense qu’il y avait aussi une vraie demande de la part des 2000 salariés d’Exapaq, qui se sont fortement mobilisés pour ces élections (80 % de participation). Au départ, sur les 60 sites répartis sur toute la France, il y avait toute la palette syndicale, de la CNT à la CFTC. FO a gagné parce les électeurs nous considèrent comme le syndicat qui se bouge le plus. Notre implication concrète sur le terrain a été reconnue, loin devant la CFDT (29 %) et la CGT (20 %).

Avec 60 sites, ça doit être difficile de s’organiser?

Tout le monde cherche ses marques. D’autant plus que depuis le rachat par Geopost, c’est une période transitoire pour l’entreprise comme pour le syndicat. Il faut convaincre chacun de la nécessité d’évoluer jusqu’au niveau national. L’aide de la Fédération est en l’occurrence déterminante. Entré comme chauffeur-livreur en 2001, j’ai créé la section FO en 2004 à Rouen. Il s’agissait alors de PME, de petits transporteurs. Il y a beaucoup de salariés

itinérants dans l’entreprise. On essaye de s’appuyer sur la minorité de sédentaires (10 %). C’est encore la phase de construction d’un réseau. On part de rien, les gens ne sont pas formés. Il faut d’abord constituer un noyau dur. Nous avons maintenant 38 élus FO (DP et CE), sans compter les représentants de section syndicale.

Quels rapports entretenez-vous avec la direction?

Le dialogue social est difficile. Pour les rémunérations, les conditions de travail… chaque responsable est maître sur son site. Les négociations salariales annuelles obligatoires se font encore par établissement, qui conservent toute leur autonomie. Pour la direction, c’est le round d’observation. Des négociations vont bientôt s’ouvrir sur la gestion prévisionnelle des effectifs et des compétences ainsi que sur le stress au travail. Notre objectif est d’améliorer le sort des salariés. Exapaq est en période de développement, et désormais intégré dans une grande entreprise comme Geopost. Nous demandons donc des moyens pour le CCE dont le travail est très important. Les salariés nous jugeront là-dessus.

 

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