La Tribune FO Santé n°67

PRESSE SYNDICALE


SYLVIE GIRAUD, UNE SYNDICALISTE DE LA NÉGOCIATION

En 1983, à peine arrivée de ma Vendée natale pour entrer en première année à l’école d’infirmière, je me syndique à FO. Dès 1988, je prends mes fonctions de Secrétaire Générale au syndicat FO de l’hôpital psychiatrique de Rouffach (Haut-Rhin) après que le secrétaire général de l’époque François Thomann ait fait valoir ses droits à la retraite.
Immédiatement, j’ai dû faire face à mes premières élections, avec une équipe composée de jeunes militants. Il a fallu tout apprendre. Heureusement, j’ai pu bénéficier du soutien et de l’aide des aînés, comme Yves Freyeisen et Bernard Dornstetter pour ne citer qu’eux.

Je ne conçois pas le travail syndical individuel : pour moi, le syndicalisme est avant tout un travail d’équipe. Il n’y a pas de travail syndical sans esprit de camaraderie. On doit parfois encaisser les coups durs, et ensemble c’est toujours plus facile : je garde en mémoire le décès subit de notre jeune camarade Rémy Finantz, trésorier de notre syndicat.

Le syndicat FO du C.H.S. de Rouffach s’est consolidé au fil des années, avec l’aide d’une équipe dynamique composée des camarades de la première heure, tels James Marcilly, aujourd’hui secrétaire départemental, et celle de jeunes militants enthousiastes qui venaient régulièrement grossir nos rangs. Chacun est porteur de bonnes idées et à sa place. Aujourd’hui, le syndicat FO est devenu incontournable dans le dialogue social de l’établissement. Je suis fière de pouvoir dire que depuis sa création, le syndicat FO de Rouffach est resté majoritaire aux élections professionnelles.

Dès ma prise de fonction comme Secrétaire Générale, j’ai dû faire face à une tentative de démantèlement de mon établissement. Il a fallu se remuer pour faire

reculer le Préfet de Région (manifestation de plus de 800 agents dans les rues de Rouffach, rencontre avec le Préfet et les élus locaux, conférences de presse, passage à la télé et pour finir une rencontre à Paris avec le chef du cabinet du ministère).

Mais finalement tout ce travail a payé : seulement 2 secteurs ont rejoints l’hôpital général ; il n‘y a pas eu de suppression de personnel ; au contraire, un pôle Médico-Social a été crée. Pour une jeune secrétaire de syndicat, un tel événement est très formateur et laisse des traces.

Je pense qu’il est important d’accompagner les nouveaux militants qui souhaitent s’investir dans le syndicat. En leur assurant une bonne formation syndicale et en les faisant siéger dans les instances, groupes de travail, congrès, non seulement ils sont mieux armés pour assumer leur mission de militants syndicaux, mais c’est aussi comme ça que se prépare la relève.

Dans mon établissement, je siège au Conseil de Surveillance, en C.T.E., C.A.P.L., au Conseil de Vie Sociale du Pôle Médico-Social (M.A.S., F.A.M. et E.H.P.A.D.), à la C.M.E. et à la Commission d’Appel d’Offres. Au niveau du département, je remplis ma mission de syndicaliste en C.A.P.D. et j’ai siégé de nombreuses années en Commission de Réforme. Je suis également Secrétaire Adjointe au bureau du Groupement des Services Publics et de Santé du Haut-Rhin et je siège depuis quatre ans au conseil pédagogique de gestion de l’A.N.F.H.

Globalement, on peut dire que je pratique un syndicalisme de négociation : dialogue et concertation ont une place prépondérante dans mon action. Je ne pratique jamais la politique de la chaise vide. Toujours à l’écoute des agents, j’essaie d’intervenir rapidement et au plus proche du terrain. L’arbitrage de la Direction n’est sollicité que s’il n’y a pas de solution de terrain.

 

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