Force Com n°54

 

Force Com n°54

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Laure Schwehm, conseillère financière et déléguée FO Communication en Moselle.

 

Quelle est l’ambiance dans la chaîne commerciale ?

C’est plutôt la déprime, que ce soit chez les conseillers financiers (COFI), les conseillers clientèle (COCLI), spécialisés en immobilier (CSI) ou en patrimoine (CSP), ainsi que les gestionnaires clientèle (GESCLI). À Nancy lors de la présentation du plan d’action commerciale 2010, certains salariés ont même quitté la salle pour manifester leur mécontentement. Nous avons transmis leurs revendications à la direction. La charge de travail et le stress augmentent sans cesse. Le commissionnement, baptisé maintenant rémunération variable bancaire, est toujours revu à la baisse. Le management est individualisé au maximum et s’infantilise. Les conseillers sont soumis à un briefing et un debriefing d’un quart d’heure matin et soir pour faire le point sur les objectifs. Avec toujours la même question : combien ?

Le travail des commerciaux de l’Enseigne est-il reconnu?

Les vendeurs ne sont pas considérés comme des cadres à part entière. La direction fait comme si, pour mieux nous imposer des semaines de 45 à 50 heures ! Dans un métier où le taux de féminisation est très important, la contrainte familiale n’est absolument pas prise en compte. Certaines se voient encore refuser un temps partiel. Si la demande est accordée, elle n’est pas prise en compte dans la fixation des objectifs demandés. Le management suit les portefeuilles et est à l’affût de la moindre faute. C’est alors la sanction et le licenciement !

Et les conditions de travail ?

Elles sont catastrophiques dans les petits bureaux de poste : manque d’espace, pas de pièce séparée ou isolée. C’est encore pire avec la mise en place du projet « Terrain », qui ne prévoit qu’un bureau principal et des bureaux de proximité. Et le périmètre des « Terrains » s’élargit de plus en plus… avec à la clé des restructurations et des suppressions de poste. Les conseillers doivent se déplacer avec leur voiture personnelle, sans être indemnisés la plupart du temps. Isolés le plus souvent, ils ont besoin d’être défendus. Les conseillers ont participé à plus de 10 % à la grève vendeurs de novembre. On a même atteint 60 % dans certaines régions !

 

/// PRESSE SYNDICALE

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