RETRAITES : CHIFFRES EN GRANDS NOMBRES

Pour justifier le bien-fondé des restrictions sur les retraites, des chiffres plus astronomiques les uns que les autres sont affichés!

→ Supplément retraites à FO Hebdo [PDF]
Ainsi, le Conseil d’orientation sur les retraites (COR) est allé jusqu’à publier des prévisions jusqu’en 2050, laissant entrevoir des besoins de financement à cette échéance de 72 à 115 milliards d’euros... Mais le même COR, en 2003, n’avait pas prévu la crise économique qui s’est déclenchée en 2008, pourtant l’une des plus graves que le monde ait connue. Ainsi en 2003, le COR estimait un besoin de financement des régimes de retraite de 15 milliards d’euros en 2015, chiffre qu’il fait passer aujourd’hui à près de 40 milliards d’euros! Quel crédit apporter à des prévisions en 2020, 2030 ou encore 2050?
600.000 personnes sont au minimum vieillesse, soit 700 euros par mois!

Prévisions qui posent d’ailleurs une question majeure: elles supposent que le système économique et social actuel demeure en l’état. Or c’est ce système qui a pourtant conduit à la crise responsable du gouffre budgétaire auquel sont confrontés aujourd’hui les populations et les États, système dont pourtant on nous avait dit qu’il devait impérativement être réformé en profondeur!

Ce système, quel est-il?

Celui d’une répartition des richesses qui profite avant tout aux capitaux et aux systèmes financiers. Ainsi, du fait des politiques de modération salariale, la part des salaires dans le PIB (Produit intérieur brut, qui mesure les richesses créées par l’ensemble de l’économie) n’a eu de cesse de se réduire: -4% en quinze ans, ce qui représente 80 milliards d’euros transférés de la masse salariale vers les entreprises et in fine vers les actionnaires. La part des bénéfices redistribués aux actionnaires des entreprises du CAC 40 (indice boursier de Paris) a représenté près de 36 milliards d’euros pour 2009. Cette même année, 8 000 «traders» des banques françaises se partageaient 1,8 milliard d’euros. Les banques françaises ont en effet engrangé 11 milliards de bénéfices cette même année 2009, après avoir bénéficié de 95 milliards d’euros d’aides publiques. L’exonération fiscale des bénéfices réalisés par les entreprises lors de la vente d’actions dans les filiales représente un cadeau de 22 milliards d’euros, autant de recettes fiscales en moins en trois ans.

Ce ne sont pas les retraites et les droits sociaux qui doivent s’adapter, mais bien ce système économique qu’il faut changer!



/// PRESSE - COMMUNICATION - DIMANCHE 16 MAI 2010

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