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POUVOIR D ACHAT - LA PRIME FAIT PSCHITT!

Pouvoir d’achat

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LA PRIME FAIT PSCHITT!

Le projet de loi du gouvernement confirme le caractère aléatoire et inégalitaire du dispositif censé mettre du beurre dans les épinards des salariés.

Tout ça pour ça! Le ministère du Travail a précisé mardi soir les conditions d’octroi de la fameuse prime aux salariés.. Son projet de loi ne fixe aucun montant-plancher mais un plafond de 1.200 euros d’exonérations fiscales et sociales. Le montant effectif de cette prime comme ses modalités de mise en oeuvre devront être négociés avec les syndicats dans les entreprises qui auront augmenté les dividendes versés à leurs actionnaires. Faute d'accord, l'employeur arrêtera le dispositif «après avis du CE ou des délégués du personnel». En l’absence d’instances représentatives du personnel, la décision du patron devra être ratifiée par deux tiers du personnel, consulté par référendum. La future législation offrira par ailleurs la possibilité de remplacer la prime par un autre avantage sous forme d’actions gratuites, d’intéressement, de participation supplémentaire ou de complémentaire santé, avec l’accord du personnel ou de ses représentants. Dans les unités de moins de 50 salariés, l’octroi de cette prime restera facultatif.

Alors que le gouvernement avait estimé fin avril qu'environ huit millions de salariés seraient concernés par le dispositif, au ministère du Travail, on avance aujourd’hui le chiffre de quatre millions. Et ce tout en sachant qu’en France, il y a plus de 15 millions de salariés dans le secteur privé et que les 5,5 millions de salariés du secteur public (fonctionnaires ou contractuels) sont de fait exclus du dispositif. La «mesure de justice sociale» promise par l’exécutif a du plomb de l’aile tandis qu’elle permet aux entreprises d’hériter d’une nouvelle et belle niche fiscale et sociale.



Actualités * RETRAITES Après les ballons d'essai - l épreuve des pénalités

Le 27/06/2010 à 08:23Pourquoi ? Savoir ? Comment ?

Retraites:

après les ballons d'essai, l'épreuve des pénalités

Fidèle à sa tactique, le gouvernement a finalement dévoilé son jeu bétonné dès le mercredi 16 juin. Une fausse ouverture alors que tout était déjà joué, l'Élysée arbitrant, prétendument, et au moins-disant: 62 ans. Quant à la pénibilité, elle fera l'objet d'un arbitrage maison.

 

 

 

 

 

Les Échos

«Après une dernière entrevue avec Nicolas Sarkozy vendredi 18 juin, Éric Woerth, le ministre du Travail, n'a pas modifié le projet de réforme des retraites» , rapporte, sans surprise, le «quotidien de l'économie», qui précise que «par ailleurs, Éric Woerth a réitéré sa disponibilité à "améliorer la retraite pour pénibilité" avec les syndicats qui accepteraient d'en discuter». Suivez le regard de «l'arbitre»...

L'Humanité

«Dans une ultime tentative de faire croire à une concertation sur son projet de réforme des retraites, le ministre du Travail a reçu, les représentants des syndicats. Par avance, Éric Woerth avait fixé des limites très étroites à l'exercice en décrétant non négociable la mesure la plus dévastatrice, le recul de l'âge légal à soixante-deux ans. Seuls les sujets de la pénibilité et des carrières longues pouvant, selon lui, être modifiés à la marge. Cela a conduit la CGT et FO à boycotter ce rendez-vous», résume le journal du PCF.

Le Monde

«Un titre du projet de loi est consacré à la pénibilité, prévoyant un départ anticipé et avec une pension à taux plein pour les salariés justifiant d'une incapacité du fait d'une maladie professionnelle ou d'un accident du travail, dont les modalités doivent être précisées par décret», nous informe le «quotidien de référence». On va surtout se référer à la tête du client... Un arbitrage à la maison...

Ouest-France

Précisions données par le grand quotidien régional: «Le gouvernement propose de maintenir l'âge légal de départ à 60 ans pour les salariés du privé avec une incapacité physique d'au moins 20% ayant donné lieu à une rente pour maladie professionnelle ou accident du travail. Ces salariés, qui devront "souffrir d'un affaiblissement physique avéré au moment de la retraite", constaté par un médecin du travail, bénéficieront d'une retraite à taux plein même s'ils n'ont pas suffisamment cotisé. Pour les syndicats, le compte n'y est pas.»

Taper le plus fort possible le 15 juin !

L’éditorial de Jean-Claude Mailly

 

TAPER LE PLUS FORT POSSIBLE LE 15 JUIN !

 

La deuxième concertation officielle avec le ministre du travail sur les retraites s’est tenue le 18 mai, sur la base du document d’orientation préparé par le gouvernement.

Un point majeur de divergences profondes se confirme avec le gouvernement.

Ce dernier, considérant que le problème est avant tout démographique, entend d’une manière ou d’une autre allonger la durée de vie au travail. Et, pour des raisons financières, on sent bien que la voie privilégiée serait celle d’un report progressif du droit à la retraite à 60 ans. Ce qui est, bien entendu, inacceptable pour Force Ouvrière, tout comme serait inacceptable un allongement de la durée de cotisation.

Qui plus est cette décision gouvernementale accompagnée, d’un zeste financier sur les hauts revenus et revenus du capital, ne serait pas de nature à assurer l’équilibre financier à dix ou vingt ans. Alors que les propositions de financement, exposées par Force Ouvrière, assureraient quasi immédiatement cet équilibre financier.

C’est donc bien, avec le dossier retraite, un choix de société qui est posé, celui de la solidarité entre les travailleurs et entre les générations, celui de la politique économique et sociale menée, ce qui passe aussi par la nécessité d’une grande réforme fiscale facteur de redistribution.

Quelle société voulons-nous laisser à nos enfants? Telle est la question posée.

Or on voit très bien que les pouvoirs publics n’ont toujours pas entrepris, malgré la crise, de changer leur fusil d’épaule en matière de politique économique. Pire, ils confirment vouloir réduire les dépenses publiques et sociales, celles qui permettent la mise en œuvre du pacte républicain ou de la république sociale. Or comme le précisait récemment un économiste, ces dépenses constituent le patrimoine de ceux qui n’en ont pas.

Outre le clivage de fond avec le gouvernement sur l’allongement de la durée de vie au travail, nous avons abordé les questions liées à la pénibilité, aux poly-pensionnées, au fond de solidarité vieillesse et à la fonction publique. Sur ce dernier point, s’il n’y a pas la volonté de créer une caisse spécifique (ce qui casserait le statut général) il n’en reste pas moins que le gouvernement, sans dévoiler ses choix, met sur la table les questions liées à la réversion, à la retraite anticipée et proratisée pour les femmes ayant eu trois enfants, au niveau des cotisations et aux six derniers mois.

Rien n’est joué.

Après la mi-juin, le gouvernement annoncera son avant projet de loi qui, sera débattu au parlement à partir de septembre.

Il faut donc que nous «tapions» le plus fort possible le 15 juin, en appelant à une journée de grève interprofessionnelle et en manifestant à Paris.

Aujourd’hui, mère des revendications, la retraite est aussi le dossier significatif de la manière dont le gouvernement entend traiter la crise: en s’en prenant aux travailleurs. En lançant l’idée d’insérer dans la Constitution la réduction du déficit budgétaire, en programmant pour les trois à venir une forte diminution des dépenses publiques et sociales (services publics, retraite, assurance maladie, allocations sociales), le gouvernement fait de la réduction des droits publics et sociaux l’alpha et l’oméga de sa politique. Il fait le choix du capitalisme libéral et des inégalités contre celui de la république sociale et de la solidarité.

Le dossier retraite, emblématique, est un train qui en cache bien d’autres.

Il nous appartient alors, en tant que syndicat libre et indépendant, de nous faire entendre clairement et puissamment.

 

UN CHÈQUE EN BOIS POUR RÉGULATION BANCAIRE ?

Communiqué Force Ouvrière, daté du jeudi 17 décembre 2009
UN CHÈQUE EN BOIS POUR RÉGULATION BANCAIRE ?


Le projet de loi de régulation bancaire et financière annoncé en conseil des ministres du 16 décembre 2009 témoigne-t-il d’une prise de conscience du gouvernement de la profondeur de la crise actuelle ?

En fait, il ne s’agit ici que de « réguler » le moteur bancaire capitaliste afin de lui permettre de repartir de plus belle. Changer les pièces, changer le carburant (moins polluant à l’heure de Copenhague ?) alors qu’il faut changer le moteur, si ce n’est le véhicule.

Avec la Confédération Syndicale Internationale (CSI), la cgt-FO exige une réglementation effective de la finance contre la spéculation, les bonus et les paradis fiscaux et demande la création d’une taxe sur les transactions financières.

Les premières mesures affichées interrogent :

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