pouvoir d’achat

Une lame de fond pour le pouvoir d'achat et la croissance

Une lame de fond pour le pouvoir d'achat et la croissance

 

Le deuxième plan de rigueur affectera d’abord les revenus des classes moyennes et défavorisées déjà fortement touchée par la crise.  FO dénonce une «aberration économique et scandale social».

Le Premier ministre, François Fillon a beau affirmer sur tous les tons que les «efforts» demandés par son deuxième plan de rigueur sont «justes» ou «équitables», il n'en est rien. En effet, les mesures qu'il a présentées lundi renforcent encore l'austérité déjà inscrites dans son programme de rigueur budgétaire du 24 août dernier à l'égard des classes moyennes et défavorisées pour mieux épargner les très hauts revenus
 
Le changement de mode de calcul de plusieurs prestations sociales est à ce titre révélateur. Ainsi, les allocations familiales, rentrée scolaire, de prestations d'accueil du jeune enfant, congé parental ou les aides au logement ne seront plus revalorisées en fonction de l'inflation prévisionnelle (2,1%) mais du taux de croissance espéré (1%). Ce gel partiel ne sera pas indolore pour les 4,4 millions de foyers bénéficiant des allocations familiales, les près de 3 millions touchant l'allocation de rentrée scolaire ou les 6 millions percevant les aides au logement. La mesure vise à économiser 400 millions d'euros en 2012 et 500 millions en 2013.
 
De quoi pénaliser un pouvoir d'achat qui sera également amputé par le relèvement de 5,5% à 7% du taux réduit de TVA. À l'exclusion des produits de première nécessité (alimentation) de l'énergie, des produits et services aux handicapés, ce nouveau taux intermédiaire sera appliqué aux prix de tous les autres produits et services comme les transports publics de voyageurs, les hôtels, restaurants, la fourniture de repas dans les cantines d'entreprise, les frais d'avocats (aides juridictionnelles) les travaux de bâtiment, la collecte de déchets, les livres, les spectacles, les musées ou les parcs d'attractions… Recette escomptée, 1,8 milliard d'euros en 2012!
 
À cela s'ajoute la hausse de l'impôt sur le revenu. En 2011 et 2012, le gouvernement ne revalorisera pas les tranches de l'impôt du montant de l'inflation. En clair, d'une année sur l'autre, si les revenus augmentent à la marge, par exemple avec l'évolution des prix, le barème, lui restera bloqué au niveau de 2010. Pour quelques euros de plus et mécaniquement, certains foyers jusque-là exonérés d'impôt sur le revenu y seront assujettis tandis que les autres basculeront vers une tranche supérieure. Recettes attendues: 3,4 milliards d'euros sur deux ans, dont 1,7 milliard en 2012.
 
Certes la désindexation de ce barème inclut les abattements en matière de droits de succession et de donation ainsi que l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Mais, comme l'a souligné dans Libération un économiste, Thomas Piketty, le gouvernement a divisé, cette année, par plus de deux les recettes de l'ISF (deux milliards d'euros de manque à gagner) au profit des plus riches. Lesquels, rappelons-le, continueront à bénéficier du bouclier fiscal qui ne sera supprimé que l'an prochain (voir notre article du 13 mai 2011).  Quant au prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) sur les dividendes et les intérêts devant être  porté de 19% à 24%, Thomas Piketty a expliqué que la moitié des revenus financiers n'y sont pas soumis du fait «d'une assiette d'imposition mitée».
 
Pour Pascal Pavageau (FO), «si l'on ajoute en plus les nouvelles coupes programmées dans les budgets de l'Etat et de l'assurance maladie ainsi que l'accélération de l'application de la contre-réforme des retraites, on casse tous les moteurs de croissance. C'est une aberration économique doublée d'un scandale social».


http://www.force-ouvriere.fr/

 

POUVOIR D ACHAT - LA PRIME FAIT PSCHITT!

Pouvoir d’achat

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LA PRIME FAIT PSCHITT!

Le projet de loi du gouvernement confirme le caractère aléatoire et inégalitaire du dispositif censé mettre du beurre dans les épinards des salariés.

Tout ça pour ça! Le ministère du Travail a précisé mardi soir les conditions d’octroi de la fameuse prime aux salariés.. Son projet de loi ne fixe aucun montant-plancher mais un plafond de 1.200 euros d’exonérations fiscales et sociales. Le montant effectif de cette prime comme ses modalités de mise en oeuvre devront être négociés avec les syndicats dans les entreprises qui auront augmenté les dividendes versés à leurs actionnaires. Faute d'accord, l'employeur arrêtera le dispositif «après avis du CE ou des délégués du personnel». En l’absence d’instances représentatives du personnel, la décision du patron devra être ratifiée par deux tiers du personnel, consulté par référendum. La future législation offrira par ailleurs la possibilité de remplacer la prime par un autre avantage sous forme d’actions gratuites, d’intéressement, de participation supplémentaire ou de complémentaire santé, avec l’accord du personnel ou de ses représentants. Dans les unités de moins de 50 salariés, l’octroi de cette prime restera facultatif.

Alors que le gouvernement avait estimé fin avril qu'environ huit millions de salariés seraient concernés par le dispositif, au ministère du Travail, on avance aujourd’hui le chiffre de quatre millions. Et ce tout en sachant qu’en France, il y a plus de 15 millions de salariés dans le secteur privé et que les 5,5 millions de salariés du secteur public (fonctionnaires ou contractuels) sont de fait exclus du dispositif. La «mesure de justice sociale» promise par l’exécutif a du plomb de l’aile tandis qu’elle permet aux entreprises d’hériter d’une nouvelle et belle niche fiscale et sociale.



LES OUVRIERS DE L’ÉTAT DANS LA RUE !

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A l’appel de FO, plus d’un millier de personnels du ministère de la Défense ont manifesté jeudi leur opposition à un projet de gel des salaires concocté à Bercy.

Plus d’un millier d’ouvriers de l’État se sont rassemblés ce jeudi place Vauban (Invalides) à Paris dans le cadre d’une journée nationale de mobilisation à l’appel de FO. «Tous étaient là pour s’opposer à la volonté du gouvernement de paupériser les personnels civils employés essentiellement par le ministère de la Défense», a expliqué Gilles Goulm, secrétaire général de FO-Défense». Et de préciser: «sous couvert d’égalité de traitement des fonctionnaires, Bercy voudrait ni plus ni moins geler les rémunérations de quelque 28.000 ouvriers de l’Etat via un projet de suspension de deux décrets salariaux qui date de 1951 et 1967». Or, les deux décrets en question constituent aujourd’hui l’armature de la rémunération de ces personnels et dont une garantie essentielle de leur pouvoir d’achat. En effet, les traitements des ouvriers d’Etat sont indexés sur l’évolution du salaire de base du secteur de la Métallurgie. Selon les calculs de FO, «si demain l’application de ces deux textes réglementaires devait être suspendue, les personnels pourraient alors perdre entre 0,3 et 0,9% de pouvoir d’achat par trimestre».

Pour Gilles Goulm, «il est impensable d’accepter une telle régression sociale surtout à l’heure où les pouvoirs publics décident d’amputer les retraites et d’enfoncer le clou avec une Révision générale des politiques publiques (RGPP) qui est appliqué sans discernement dans notre administration».En tout cas pour les ouvriers de l’État puisque la RGPP s’est traduite depuis trois ans par le non-remplacement stricto sensu des départs à la retraite. Autrement dit par le gel total des embauches.

À l’issue du rassemblement, une délégation FO a été reçue par le cabinet du ministre de la Défense, Alain Juppé. Lequel cabinet s’est contenté d’indiquer qu’aucune décision n’avait été encore prise à ce stade. «Cela ne nous a pas pour autant rassurés», a commenté Gilles Goulm, qui entend maintenir jusqu’au bout la pression sur ce dossier.

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