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Actualités * RETRAITES Après les ballons d'essai - l épreuve des pénalités

Le 27/06/2010 à 08:23Pourquoi ? Savoir ? Comment ?

Retraites:

après les ballons d'essai, l'épreuve des pénalités

Fidèle à sa tactique, le gouvernement a finalement dévoilé son jeu bétonné dès le mercredi 16 juin. Une fausse ouverture alors que tout était déjà joué, l'Élysée arbitrant, prétendument, et au moins-disant: 62 ans. Quant à la pénibilité, elle fera l'objet d'un arbitrage maison.

 

 

 

 

 

Les Échos

«Après une dernière entrevue avec Nicolas Sarkozy vendredi 18 juin, Éric Woerth, le ministre du Travail, n'a pas modifié le projet de réforme des retraites» , rapporte, sans surprise, le «quotidien de l'économie», qui précise que «par ailleurs, Éric Woerth a réitéré sa disponibilité à "améliorer la retraite pour pénibilité" avec les syndicats qui accepteraient d'en discuter». Suivez le regard de «l'arbitre»...

L'Humanité

«Dans une ultime tentative de faire croire à une concertation sur son projet de réforme des retraites, le ministre du Travail a reçu, les représentants des syndicats. Par avance, Éric Woerth avait fixé des limites très étroites à l'exercice en décrétant non négociable la mesure la plus dévastatrice, le recul de l'âge légal à soixante-deux ans. Seuls les sujets de la pénibilité et des carrières longues pouvant, selon lui, être modifiés à la marge. Cela a conduit la CGT et FO à boycotter ce rendez-vous», résume le journal du PCF.

Le Monde

«Un titre du projet de loi est consacré à la pénibilité, prévoyant un départ anticipé et avec une pension à taux plein pour les salariés justifiant d'une incapacité du fait d'une maladie professionnelle ou d'un accident du travail, dont les modalités doivent être précisées par décret», nous informe le «quotidien de référence». On va surtout se référer à la tête du client... Un arbitrage à la maison...

Ouest-France

Précisions données par le grand quotidien régional: «Le gouvernement propose de maintenir l'âge légal de départ à 60 ans pour les salariés du privé avec une incapacité physique d'au moins 20% ayant donné lieu à une rente pour maladie professionnelle ou accident du travail. Ces salariés, qui devront "souffrir d'un affaiblissement physique avéré au moment de la retraite", constaté par un médecin du travail, bénéficieront d'une retraite à taux plein même s'ils n'ont pas suffisamment cotisé. Pour les syndicats, le compte n'y est pas.»

ÉDITORIAL DE JEAN-CLAUDE MAILLY - DES VŒUX AUX REVENDICATIONS

 

ÉDITORIAL DE JEAN-CLAUDE MAILLY DATÉ DU MERCREDI 20 JANVIER 2010

 

 

 

DES VŒUX AUX REVENDICATIONS

 

 

À l’occasion de ses «vœux aux partenaires sociaux» le 15 janvier, le président de la République a évité les provocations, renvoyant à une réunion, le 15 février, la présentation de «l’agenda social».

Cette prudence est évidemment en lien avec les élections politiques régionales qui auront lieu dans deux mois.

Revenant sur l’année 2009, il a de nouveau salué «la responsabilité» des partenaires sociaux, tout en récusant les pratiques de cogestion ou de coproduction. La presse a interprété comme un soutien au Secrétaire général de la CGT ses propos sur la critique interne à certaines organisations.

Il a tenu enfin à réaffirmer l’objectif de l’emploi et la nécessité du débat sur les retraites, compte tenu notamment de l’augmentation continue de l’espérance de vie en y ajoutant les questions de pénibilité et de la dépendance.

Rappelons que la question de la pénibilité aurait dû être réglée depuis longtemps et qu’elle ne saurait justifier un allongement de la durée de cotisation pour la retraite.

Les critères de pénibilité physique sont connus. Il suffit maintenant d’imposer aux entreprises une cotisation faible, mutualisée, permettant de financer des départs anticipés. Ce que le patronat refuse, notamment par manque de solidarité patronale.

Les employeurs dont les activités ne sont pas concernées par la pénibilité physique ne veulent pas payer pour les autres.

Il convient enfin, pour limiter les activités pénibles, de travailler en amont sur les conditions de travail.

S’agissant du pouvoir d’achat, le président de la République a souligné de nouveau que, contrairement à d’autres pays, il a continué à progresser en France. Que ce soit moins pire qu’ailleurs est une chose (c’est notamment dû aux revenus des prestations sociales), mais il ne faut pas se fier aux moyennes car elles recouvrent des situations plus que contrastées.

Pour nombre de salariés, le pouvoir d’achat a chuté, c’est ce qui explique d’ailleurs la remontée des revendications salariales.

D’autant que nombre d’entreprises, s’appuyant sur la faible inflation de 2009, veulent serrer la vis en 2010 alors que la hausse des prix devrait repartir (+1,5% prévu).

Il importe donc, dans ce contexte, que nous gardions le cap et réaffirmions l’ensemble de nos revendications.

C’est en particulier ce que nous avons fait le 18 janvier lors d’une conférence de presse.

 

www.force-ouvriere.fr

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