OUVRIERS DE L’ÉTAT

LES OUVRIERS DE L’ÉTAT DANS LA RUE !

Pouvoir d’achat


A l’appel de FO, plus d’un millier de personnels du ministère de la Défense ont manifesté jeudi leur opposition à un projet de gel des salaires concocté à Bercy.

Plus d’un millier d’ouvriers de l’État se sont rassemblés ce jeudi place Vauban (Invalides) à Paris dans le cadre d’une journée nationale de mobilisation à l’appel de FO. «Tous étaient là pour s’opposer à la volonté du gouvernement de paupériser les personnels civils employés essentiellement par le ministère de la Défense», a expliqué Gilles Goulm, secrétaire général de FO-Défense». Et de préciser: «sous couvert d’égalité de traitement des fonctionnaires, Bercy voudrait ni plus ni moins geler les rémunérations de quelque 28.000 ouvriers de l’Etat via un projet de suspension de deux décrets salariaux qui date de 1951 et 1967». Or, les deux décrets en question constituent aujourd’hui l’armature de la rémunération de ces personnels et dont une garantie essentielle de leur pouvoir d’achat. En effet, les traitements des ouvriers d’Etat sont indexés sur l’évolution du salaire de base du secteur de la Métallurgie. Selon les calculs de FO, «si demain l’application de ces deux textes réglementaires devait être suspendue, les personnels pourraient alors perdre entre 0,3 et 0,9% de pouvoir d’achat par trimestre».

Pour Gilles Goulm, «il est impensable d’accepter une telle régression sociale surtout à l’heure où les pouvoirs publics décident d’amputer les retraites et d’enfoncer le clou avec une Révision générale des politiques publiques (RGPP) qui est appliqué sans discernement dans notre administration».En tout cas pour les ouvriers de l’État puisque la RGPP s’est traduite depuis trois ans par le non-remplacement stricto sensu des départs à la retraite. Autrement dit par le gel total des embauches.

À l’issue du rassemblement, une délégation FO a été reçue par le cabinet du ministre de la Défense, Alain Juppé. Lequel cabinet s’est contenté d’indiquer qu’aucune décision n’avait été encore prise à ce stade. «Cela ne nous a pas pour autant rassurés», a commenté Gilles Goulm, qui entend maintenir jusqu’au bout la pression sur ce dossier.

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