manifestation

Saisir le 15 juin 2010

SAVOIR SAISIR LE 15 JUIN

 

Jouant sur la communication en distillant progressivement les annonces, le gouvernement a fini par admettre, deux jours avant la journée de mobilisation de plusieurs organisations syndicales, qu’il allait reculer le droit au départ en retraite au-delà de 60 ans. Il explique dans le même temps que ce sera progressif et que quelqu’un ayant 59 ans et pouvant partir à 60 ans n’aura que 3 mois de plus à faire. Une broutille en quelque sorte. Mais, dans la même logique, quelqu’un qui a 56 ans et qui espérait pouvoir partir dans quatre ans devra travailler un an de plus.


Un an ce n’est pas rien, surtout quand on compte les jours compte tenu notamment de la dégradation des conditions de travail, Dans le privé comme dans le public. Une personne qui a 52 ans devrait quant à elle s’attendre à travailler deux ans de plus, à raison d’un trimestre supplémentaire par an de recul à compter de 2011.


Quant aux jeunes générations, celles qui d’ores et déjà savent qu’elles devront travailler au-delà de 60 ans, rien ne leur est garanti.


En effet, ce que prévoit le gouvernement n’assure aucun équilibre financier et, dès lors, tout est possible en termes de dégradation sociale: 65, 66, 67... 70 ans.


En quelque sorte, cela revient à dire: travaillez jusqu’à en mourir, on s’occupe du reste. Rappelons qu’a contrario, ce que propose Force Ouvrière en termes de financement assure un équilibre financier rapide des retraites. On est effectivement sur deux logiques opposées.

Pour le gouvernement, l’équilibre financier doit être trouvé en remettant en cause les droits sociaux. Pour nous, les droits sociaux doivent être protégés en prenant les décisions de financement nécessaires. D’un côté le gouvernement s’entête dans la logique du capitalisme libéral et financier à l’origine de la crise. D’un autre, nous proposons un changement de modèle qui vaut non seulement pour les retraites, mais également pour tous les autres dossiers.


Dans ces conditions, seul un rapport de forces efficace peut contraindre le gouvernement à renoncer. C’est dans cet esprit que nous avons lancé une journée de grève interprofessionnelle et de manifestation à Paris: pour montrer notre détermination. Nous assumons clairement nos responsabilités. Cet appel n’est pas fermé. D’autres organisations, «nos amis» d’autres organisations, sont libres de s’y joindre, le tout est de savoir si l’on veut se donner les moyens et si l’on veut donner aux salariés les moyens de contraindre le gouvernement à renoncer à ses contre-réformes Nous savons tous –ce n’est pas la peine de faire semblant– que les manifestations ricochets, sans les étudiants et les lycéens, ne sont pas efficaces. D’ores et déjà, certains syndicats ont décidé de nous rejoindre, comme le SNETAA, syndicat de professeurs de lycées professionnels. De son côté, la CFTC a considéré qu’après le 27 mai, il fallait savoir saisir le 15 juin.

En tout cas, pour ce qui la concerne, Force Ouvrière prépare la réussite de cette journée. Le dossier retraite durera jusqu’à l’automne.


Mais il faut dès le 15 juin démontrer notre détermination, en appelant à une journée de grève interprofessionnelle et en manifestant à Paris. Dire ce qu’il faut faire et faire ce que l’on dit, cela s’appelle tout simplement assumer ses responsabilités.

Taper le plus fort possible le 15 juin !

L’éditorial de Jean-Claude Mailly

 

TAPER LE PLUS FORT POSSIBLE LE 15 JUIN !

 

La deuxième concertation officielle avec le ministre du travail sur les retraites s’est tenue le 18 mai, sur la base du document d’orientation préparé par le gouvernement.

Un point majeur de divergences profondes se confirme avec le gouvernement.

Ce dernier, considérant que le problème est avant tout démographique, entend d’une manière ou d’une autre allonger la durée de vie au travail. Et, pour des raisons financières, on sent bien que la voie privilégiée serait celle d’un report progressif du droit à la retraite à 60 ans. Ce qui est, bien entendu, inacceptable pour Force Ouvrière, tout comme serait inacceptable un allongement de la durée de cotisation.

Qui plus est cette décision gouvernementale accompagnée, d’un zeste financier sur les hauts revenus et revenus du capital, ne serait pas de nature à assurer l’équilibre financier à dix ou vingt ans. Alors que les propositions de financement, exposées par Force Ouvrière, assureraient quasi immédiatement cet équilibre financier.

C’est donc bien, avec le dossier retraite, un choix de société qui est posé, celui de la solidarité entre les travailleurs et entre les générations, celui de la politique économique et sociale menée, ce qui passe aussi par la nécessité d’une grande réforme fiscale facteur de redistribution.

Quelle société voulons-nous laisser à nos enfants? Telle est la question posée.

Or on voit très bien que les pouvoirs publics n’ont toujours pas entrepris, malgré la crise, de changer leur fusil d’épaule en matière de politique économique. Pire, ils confirment vouloir réduire les dépenses publiques et sociales, celles qui permettent la mise en œuvre du pacte républicain ou de la république sociale. Or comme le précisait récemment un économiste, ces dépenses constituent le patrimoine de ceux qui n’en ont pas.

Outre le clivage de fond avec le gouvernement sur l’allongement de la durée de vie au travail, nous avons abordé les questions liées à la pénibilité, aux poly-pensionnées, au fond de solidarité vieillesse et à la fonction publique. Sur ce dernier point, s’il n’y a pas la volonté de créer une caisse spécifique (ce qui casserait le statut général) il n’en reste pas moins que le gouvernement, sans dévoiler ses choix, met sur la table les questions liées à la réversion, à la retraite anticipée et proratisée pour les femmes ayant eu trois enfants, au niveau des cotisations et aux six derniers mois.

Rien n’est joué.

Après la mi-juin, le gouvernement annoncera son avant projet de loi qui, sera débattu au parlement à partir de septembre.

Il faut donc que nous «tapions» le plus fort possible le 15 juin, en appelant à une journée de grève interprofessionnelle et en manifestant à Paris.

Aujourd’hui, mère des revendications, la retraite est aussi le dossier significatif de la manière dont le gouvernement entend traiter la crise: en s’en prenant aux travailleurs. En lançant l’idée d’insérer dans la Constitution la réduction du déficit budgétaire, en programmant pour les trois à venir une forte diminution des dépenses publiques et sociales (services publics, retraite, assurance maladie, allocations sociales), le gouvernement fait de la réduction des droits publics et sociaux l’alpha et l’oméga de sa politique. Il fait le choix du capitalisme libéral et des inégalités contre celui de la république sociale et de la solidarité.

Le dossier retraite, emblématique, est un train qui en cache bien d’autres.

Il nous appartient alors, en tant que syndicat libre et indépendant, de nous faire entendre clairement et puissamment.

 

APPEL À UNE JOURNÉE DE GRÈVE INTERPROFESSIONNELLE ET À UNE MANIFESTATION LE 15 JUIN 2010

 

 

Tout le monde le sait maintenant, le gouvernement s’apprête à reculer l’âge légal de départ au-delà de 60 ans et/ou à allonger la durée de cotisation pour bénéficier du taux plein. Le plan de rigueur annoncé par le Premier ministre le confirme à sa manière: il s’agit de réduire les dépenses sociales pour obtenir l’approbation des marchés financiers. Force Ouvrière a décidé de passer à l’action.

Mandatée à l’unanimité par le Comité Confédéral National de Force Ouvrière, la Commission Exécutive s’est réunie de manière exceptionnelle le 4 mai 2010.


La Commission Exécutive constate que :

- Le gouvernement fait de la question des retraites le dossier prioritaire. La motivation essentielle est de montrer aux institutions financières et à leurs auxiliaires, les agences de notation, que le gouvernement va réduire les dépenses sociales, de la même manière qu’avec la RGPP il réduit les dépenses publiques.

Ce que confirmera la prochaine conférence sur les déficits publics et sociaux.

Parmi les menaces qui pèsent et qui seront confirmées dans les semaines à venir figurent l’allongement de la durée du travail (par report du droit à la retraite à 60 ans et/ou allongement de la durée de cotisation) et la remise en cause du code des pensions pour les fonctionnaires.

- Pour Force Ouvrière, il n’est pas question que les travailleurs fassent les frais, à travers leurs droits sociaux, de la crise provoquée par les intervenants sur les marchés financiers, intervenants qui dictent encore aujourd’hui le comportement des gouvernements dont le gouvernement français.

- L’action commune, nécessaire, suppose un accord sur les revendications et les modalités d’action. Chaque organisation est bien entendu libre de ses positions et il appartient aux travailleurs de se forger leurs convictions.

Force Ouvrière a proposé aux autres organisations un appel commun à 24 heures de grève interprofessionnelle franche, public et privé.

Assumant ses prises de position et soulignant que l’avant projet de loi devrait être connu vers la mi-juin, la CE de Force Ouvrière décide d’appeler le 15 juin à une journée de grève interprofessionnelle avec manifestation à PARIS.

Elle demande à toutes ses structures de tout mettre en œuvre pour la réussite de cette initiative et lance un appel en ce sens à l’ensemble des salariés et à leurs organisations.

Pour Force Ouvrière, il s’agit par un renforcement de la mobilisation, de montrer la détermination des salariés.

DECLARATION DE LA COMMISSION EXECUTIVE CONFEDERALE

Adoptée à l’unanimité
Paris, le 4 mai 2010


RETRAITES: LA MÈRE DES REVENDICATIONS

Éditorial de Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière, daté du mercredi 31 mars 2010

 

RETRAITES: LA MÈRE DES REVENDICATIONS

 


Comme la Commission exécutive confédérale l’avait décidé, Force Ouvrière a marqué presque partout sa visibilité à l’occasion du 23 mars, sur nos positions. Pour nous, le 23, c’était sur les retraites car cette question, mise à l’ordre du jour par les pouvoirs publics, devient «la mère des revendications». Quand on parle des retraites, on parle des salaires, de l’emploi et des régimes sociaux, donc de la république sociale.

À Paris, le 23 mars, Force Ouvrière a manifesté à part, le matin, sur nos positions. Les unions départementales d’Île-de-France, appuyées par dix unions départementales alentour, ont réuni 10 000 personnes dans la manifestation et le meeting qui s’est tenu à l’issue de celle-ci, place Denfert-Rochereau.

À cette occasion, j’ai réaffirmé les raisons de notre décision et expliqué que c’était maintenant qu’il fallait annoncer la couleur. C’est-à-dire afficher clairement et publiquement nos positions et les moyens d’action pour les faire aboutir. Ce n’était pas utile d’attendre le rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR), car nous savons déjà que ce sera le même en pire, compte tenu de la crise.

Rappelons en outre que nous ne serons engagés en rien par le rapport du COR. Comme j’ai eu l’occasion de le dire: «le «COR au pied» et «les revendications en marche!» Ce fut aussi l’occasion de souligner que nous n’étions pas amnésiques, que nous nous souvenions de 2003 et de 2009.

Oui, nous pouvons gagner si l’unité d’action est claire, sans ambiguïté, tant dans les revendications que les moyens d’action.

Sur ces derniers, nous avons expliqué que nous n’étions pas d’accord avec les manifestations ricochet (à répétition), qui finissent toujours par tomber à l’eau et que nous reformulions notre proposition d’un appel commun, sur des revendications claires, à 24 heures de grève interprofessionnelle, public et privé.

Le gouvernement prendrait de gros risques – qui plus est, il est déjà affaibli – s’il ne répondait pas à la suite d’une telle journée réussie.

Dans ces conditions, le 1er mai sera pour Force Ouvrière un 1er Mai «unitaire FO», sur nos positions.

C’est pourquoi nous ne nous sommes pas rendus à la réu-nion entre syndicats du 30 mars, dont l’objet est de programmer des manifestations à répétition, ce qu’on pourrait appeler un steeple-chase manifestif. L’opposition raisonnable est du même acabit que l’accompagnement.

Il est également important que partout, dans les entreprises, services publics et administrations, les militant(e)s expliquent nos positions pour convaincre les travailleurs de leur bien-fondé et préparer activement le rapport de forces.

La crise n’est pas terminée, loin s’en faut. La consommation des ménages vient de chuter pour le deuxième mois consécutif.

Pour sortir de cette crise, les travailleurs doivent se faire respecter collectivement et avec détermination. Ils n’ont pas à payer la facture d’une crise dont ils ne sont en rien responsables.


FO Hebdomadaire - MARS 2010

RASSEMBLEMENT POUR LE MAINTIEN DE NOTRE INDUSTRIE DANS LE TERRITOIRE

POUR LE MAINTIEN DE NOTRE INDUSTRIE DANS LE TERRITOIRE

Rassemblement


 Le 11 février à 14h Devant le Palais de justice  à Soissons

 

 

La CGT et FO appellent à un RASSEMBLEMENT POUR LE MAINTIEN DE NOTRE INDUSTRIE DANS LE TERRITOIRE SOISSONNAIS
POUR LE MAINTIEN DE NOTRE INDUSTRIE DANS LE TERRITOIRE SOISSONNAIS

 

Rassemblement Le 11 février à 14h Devant le Palais de justice

 

Ce jour là audience au tribunal de commerce pour l’avenir de l’entreprise Sitindustrie, plus connue sous le nom de BSL TR. Après le dépôt de bilan le 2 Octobre 2009 au tribunal de commerce de Soissons avec une période d’observation de six mois, les 147 salariés après un an de chômage partiel sont à bout de nerf et risquent de perdre leurs emplois.

 

Comment ne pas s’interroger sur la désindustrialisation de notre territoire. Avec Sitindustrie, c’est encore les salariés de Procomat, d’Etirex, de la Verrerie de Vauxrot, de Cavatorta qui sont sous la menace de pertes d’emplois.

 

S’agissant de Procomat comment ne pas être indigné du sort qui leur est fait !

 

En effet, ils sont pris en otage dans le cadre d’une externalisation. Deux  employeurs se renvoyant « la balle » pour ne pas les employer. Résultat des courses 23 salariés et leurs familles privés de salaire à partir de janvier et contraints de saisir le tribunal des prud’hommes pour faire valoir leurs droits. (Audience le 2 février).

 

 

Quel gâchis industriel et humain !

 

Pour enrayer les funestes projets l’action collective s’impose.

 

Restez isolé,  serait suicidaire !

 

 

Ainsi la CGT et FO appellent l’ensemble des salariés et de la population à manifester son indignation, sa solidarité avec les salariés concernés et marquer aussi son attachement au territoire et à son industrie.

 

Sans une industrie forte notre territoire perd un de ses principaux atouts.
  

 

Tout le monde est concerné...

 

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