grève

Grève à l'Odes Locataires solidaires et en colère!



 

 

 

 

 

 

Grève à l'Odes Locataires solidaires et en colère


Grève hier, devant le siège social de l'Odes. Les syndicats dénoncent des négociations salariales au point mort et avaient appelé les locataires à les soutenir. Ils ont reçu de la visite.


UNE belle grosse demeure imposante, costaude, cossue comme on a su les bâtir dans certains quartiers de Soissons. Boulevard Pasteur, celle-ci assoit confortablement le siège social de l'Odes, office HLM de Soissons.


Moins confortablement installée au pied de la bâtisse, elle, une quarantaine de salariés du bailleur social, en grève, hier. 50 % du personnel, selon les syndicats FO et CGT. Des tables, des bancs, du café et un barbecue à la bonne franquette, des chants de révoltés, quelques pétards pour tenir la place toute la journée : « C'est la première fois que je vois ça en 61 ans », note un retraité de l'office, « Oh ! il y a bien eu une « grévette » d'une heure dans les années soixante, mais rien à voir avec ça ».


L'homme est venu se mouiller et faire nombre. Il n'était pas le seul. Soutenant qu'il s'agissait d'un combat commun, les syndicats FO et CGT avaient invité les locataires à se mobiliser et à être solidaires des grévistes, par voie de tracts distribués dans les boîtes aux lettres des 4 000 logements du bailleur.


Malgré les charges


Boulevard Pasteur, hier, ils n'étaient pas des milliers à défiler pour marquer leur soutien. Pas des milliers peut-être mais plusieurs dizaines, venues sans se concerter avec les mêmes arguments : l'état de dégradation du parc locatif existant, le manque d'entretien, de travaux, de réponses à leurs questions et à leurs attentes.

 

Chaque locataire rencontré est un exemple d'appartement ou d'immeuble où l'Odes ne tiendrait pas ses engagements. Quartier Saint-Crépin, boulevard du Maréchal-Delattre : des travaux de réparation après un incendie l'an dernier dans les caves. En janvier, ils étaient promis en juin. Le mois est bien entamé… pour maintenant, on reverra cela en septembre.


Quartier Saint-Waast, rue de la Comtesse-Consuelo-de-la Rochefoucauld : « Ça fait 18 ans que je suis là-haut et il n'y a jamais rien de fait. 18 ans que je me bats pour des volets », grogne Claude Thil. Des travaux de rénovation de façades aussi prévus au printemps 2009 (l'union du 4 octobre 2008), jamais vus.


Dans le quartier Saint-Médard, « nous avons eu 100 % d'augmentation de charges sur les curages des chutes (écoulements, tout-à-l'égout) », observe Gilles, 75 ans, locataire depuis 1983. Rue du Beffroi, « on attend les travaux de toiture depuis deux ans. On va finir par voir à travers. Les fuites commencent », note un autre locataire. « Je me suis bagarrée 4 ans pour que mes sols soient refaits. On a fini par refaire nous-même ceux du salon et de la salle à manger », renchérit Minouna. Malgré les charges prélevées avec les loyers, « on demande au locataire de prendre en charge les réparations. Ça va jusqu'aux fils qui fondent dans les prises. Il existe une grille de vétusté mais ils ne veulent pas en entendre parler », lance Noël.


En 2009, selon les syndicats « 1,1 million d'euros étaient budgétisés pour les travaux, seulement 300 000 ont été dépensés ». Un argument de plus pour demander à ce que le service soit rendu aux locataires et pour demander une augmentation de salaire, une prime exceptionnelle de 1 500 euros ou encore un « véritable » treizième mois.

Ludivine BLEUZÉ
lbleuze@journal-lunion.fr

Taper le plus fort possible le 15 juin !

L’éditorial de Jean-Claude Mailly

 

TAPER LE PLUS FORT POSSIBLE LE 15 JUIN !

 

La deuxième concertation officielle avec le ministre du travail sur les retraites s’est tenue le 18 mai, sur la base du document d’orientation préparé par le gouvernement.

Un point majeur de divergences profondes se confirme avec le gouvernement.

Ce dernier, considérant que le problème est avant tout démographique, entend d’une manière ou d’une autre allonger la durée de vie au travail. Et, pour des raisons financières, on sent bien que la voie privilégiée serait celle d’un report progressif du droit à la retraite à 60 ans. Ce qui est, bien entendu, inacceptable pour Force Ouvrière, tout comme serait inacceptable un allongement de la durée de cotisation.

Qui plus est cette décision gouvernementale accompagnée, d’un zeste financier sur les hauts revenus et revenus du capital, ne serait pas de nature à assurer l’équilibre financier à dix ou vingt ans. Alors que les propositions de financement, exposées par Force Ouvrière, assureraient quasi immédiatement cet équilibre financier.

C’est donc bien, avec le dossier retraite, un choix de société qui est posé, celui de la solidarité entre les travailleurs et entre les générations, celui de la politique économique et sociale menée, ce qui passe aussi par la nécessité d’une grande réforme fiscale facteur de redistribution.

Quelle société voulons-nous laisser à nos enfants? Telle est la question posée.

Or on voit très bien que les pouvoirs publics n’ont toujours pas entrepris, malgré la crise, de changer leur fusil d’épaule en matière de politique économique. Pire, ils confirment vouloir réduire les dépenses publiques et sociales, celles qui permettent la mise en œuvre du pacte républicain ou de la république sociale. Or comme le précisait récemment un économiste, ces dépenses constituent le patrimoine de ceux qui n’en ont pas.

Outre le clivage de fond avec le gouvernement sur l’allongement de la durée de vie au travail, nous avons abordé les questions liées à la pénibilité, aux poly-pensionnées, au fond de solidarité vieillesse et à la fonction publique. Sur ce dernier point, s’il n’y a pas la volonté de créer une caisse spécifique (ce qui casserait le statut général) il n’en reste pas moins que le gouvernement, sans dévoiler ses choix, met sur la table les questions liées à la réversion, à la retraite anticipée et proratisée pour les femmes ayant eu trois enfants, au niveau des cotisations et aux six derniers mois.

Rien n’est joué.

Après la mi-juin, le gouvernement annoncera son avant projet de loi qui, sera débattu au parlement à partir de septembre.

Il faut donc que nous «tapions» le plus fort possible le 15 juin, en appelant à une journée de grève interprofessionnelle et en manifestant à Paris.

Aujourd’hui, mère des revendications, la retraite est aussi le dossier significatif de la manière dont le gouvernement entend traiter la crise: en s’en prenant aux travailleurs. En lançant l’idée d’insérer dans la Constitution la réduction du déficit budgétaire, en programmant pour les trois à venir une forte diminution des dépenses publiques et sociales (services publics, retraite, assurance maladie, allocations sociales), le gouvernement fait de la réduction des droits publics et sociaux l’alpha et l’oméga de sa politique. Il fait le choix du capitalisme libéral et des inégalités contre celui de la république sociale et de la solidarité.

Le dossier retraite, emblématique, est un train qui en cache bien d’autres.

Il nous appartient alors, en tant que syndicat libre et indépendant, de nous faire entendre clairement et puissamment.

 

DGAC EN GRÈVE LES 13 ET 14 JANVIER

 FÉDÉRATION FO EQUIPEMENT, TRANSPORTS ET SERVICES

Communiqué du lundi 11 janvier 2010

DGAC EN GRÈVE LES 13 ET 14 JANVIER

La FEETS FO apporte son soutien aux Syndicats FO contre le démantèlement de la Direction Générale de l'Aviation Civile


Lire la suite

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site