FO SANTE CHAUNY

Didier Bernus, le patron de FO santé en visite au centre hospitalier L'hôpital en souffrance!



Didier Bernus, le patron de FO santé en visite au centre hospitalier L'hôpital en souffrance


À situation exceptionnelle, visite exceptionnelle. Hier, le secrétaire général national FO santé était à l'hôpital pour écouter les agents dire leur mal-être, causé par la restructuration en cours.

ÊTRE entendu est une chose, mais être écouté, c'est beaucoup mieux. Ecouter, c'est ce qu'a fait hier Didier Bernus le patron national de force ouvrière santé à l'hôpital de Chauny.


Après avoir rencontré le directeur, c'est auprès des agents dans différents services qu'il s'est rendu, où il a constaté un réel mal-être et des conditions de travail particulièrement dégradées. « Les effectifs sont tendus. Dans les services, lorsqu'il manque quelqu'un, certains sont rappelés sur leurs jours de congés. Les agents n'en peuvent plus. Ils subissent une pression quotidienne et ont peur de parler par crainte de représailles. Dans quel monde vit-on ? Ce n'est pas supportable, cela remet en question la qualité des soins et un hôpital ne peut pas tourner en ne comptant que sur le dévouement de ces agents », a fait savoir le secrétaire général, entouré des membres FO du centre hospitalier et des « camarades » de l'Aisne et de Picardie.

 

La visite de Didier Bernus a été sollicitée par les syndicalistes locaux, pour qui c'est un signe fort du soutien de leur syndicat, mais aussi la confirmation du malaise qui règne au sein de l'hôpital.
« Chacun doit prendre conscience de la dégradation du travail. Je tire la sonnette d'alarme. Le directeur n'est pas responsable de cette situation, puisqu'il fait avec le budget qu'on lui donne. Il y a un vrai problème de moyens pour l'hôpital public et pas qu'à Chauny. La baisse des budgets de santé pose de réels soucis aux établissements. A Chauny pour une activité qui a augmenté de 15 %, il y a eu 2 % d'augmentation de la dotation. Les décisions prises par nos élus affaiblissent l'hôpital public. »


Cinquante postes en moins


À ce jour, l'hôpital compte environ 725 employés. 50 postes ont été perdus en moins d'un an et les arrêts maladies explosent, tant « le personnel est en souffrance ».


Et si pour le syndicat, le dialogue social existe, il y a un vrai fossé entre les décisions prises par les autorités et la réalité sur le terrain.

« Nous ne sommes pas contre la réorganisation, mais elle doit s'accompagner de moyens. Pour Chauny nous sommes incapables de dire ce qui va réellement se passer dans l'avenir. Il y a une incertitude palpable dans tous les services. Et même les efforts consentis aujourd'hui, personne ne sait s'ils seront payants au final », a ajouté Dider Bernus.


Pour Jean-Louis Misson le secrétaire général FO pour l'hôpital, le problème est le besoin de rentabilité imposé aujourd'hui.

« On nous parle d'améliorer la productivité et personne ne sait vraiment où l'on va. Nous nous battons chaque jour et nous avons mis en place des permanences pour que les gens puissent parler. » Car c'est bien le manque d'écoute qui pèse aussi sur les esprits.
« Rien que ça, c'est important, ça parait peu mais ce serait déjà une bonne chose car, au sein de cet hôpital il manque un paquet d'information au personnel. »


Et s'il n'est pas trop tard pour consoler les hospitaliers Chaunois, Didier Bernus, qui parcoure la France à la rencontre des agents, cherche encore l'établissement qui ne connaît pas aujourd'hui de problèmes de conditions de travail. Chauny n'est certes pas un cas isolé mais c'est celui qui compte pour nous.


Samuel PARGNEAUX
spargneaux@journal-lunion.fr

Préparer le 23 mars 2010

 

 

Chers camarades, La Commission exécutive confédérale a décidé de participer aux mobilisations du 23 mars 2010 sur la base des revendications de FORCE OUVRIERE. L’appel est centré principalement sur la défense des retraites qui font l’objet d’une nouvelle attaque de la part du gouvernement.

Nos secteurs d’activité sont bien entendu directement concernés d’autant que contrairement aux déclarations du Chef de l’Etat, les pouvoirs publics prennent déjà des mesures ; nous avons l’exemple de la remise en cause de la catégorie active des personnels paramédicaux de la Fonction publique hospitalière ! Parallèlement, nous disposons d’une plateforme revendicative propre à l’UIAFP-FO qui traite des questions d’emplois, de salaires, de la RGPP (révision générale des politiques publiques) en complément du sujet des pensions et qui justifient largement une mobilisation.

L’absence de clarté (c’est le moins que l’on puisse dire) et d’appel à une grève interprofessionnelle de 24 heures dans le communiqué de « l’intersyndicale » interprofessionnelle du 15 février 2010 ainsi que dans celui propre à la fonction publique daté du 23 février 2010 nous conduisent à mobiliser sur nos propres mots d’ordre.

Aussi en accord avec la Confédération, nous vous demandons de tout mettre en oeuvre pour que les actions de FORCE OUVRIERE soient visibles. Nos revendications doivent constituer un espoir pour tous les salariés. Alors soyons assez forts pour les entraîner en faisant connaître nos positions le plus largement possible.

A cet effet, nous vous sollicitons pour que vous vous rapprochiez de vos UD respectives. Nous mettrons bien entendu en place un dispositif vous permettant de nous faire remonter le niveau de mobilisation. Par ailleurs, la fédération déposera les préavis de grève nécessaires afin de couvrir les personnels mobilisés.

On le voit, les sujets ne manquent pas, les revendications qui vont avec non plus ! Soyons déterminés, combatifs, offensifs pour faire gagner nos revendications ; notre liberté et notre indépendance nous le permettent.

Nous vous remercions de votre engagement militant en faveur de la défense des intérêts matériels et moraux de nos mandants, des salariés, des fonctionnaires et des agents publics.

Le secrétariat fédéral

Paris, le 3 mars 2010

 

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