crise

RETRAITES: LA MÈRE DES REVENDICATIONS

Éditorial de Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière, daté du mercredi 31 mars 2010

 

RETRAITES: LA MÈRE DES REVENDICATIONS

 


Comme la Commission exécutive confédérale l’avait décidé, Force Ouvrière a marqué presque partout sa visibilité à l’occasion du 23 mars, sur nos positions. Pour nous, le 23, c’était sur les retraites car cette question, mise à l’ordre du jour par les pouvoirs publics, devient «la mère des revendications». Quand on parle des retraites, on parle des salaires, de l’emploi et des régimes sociaux, donc de la république sociale.

À Paris, le 23 mars, Force Ouvrière a manifesté à part, le matin, sur nos positions. Les unions départementales d’Île-de-France, appuyées par dix unions départementales alentour, ont réuni 10 000 personnes dans la manifestation et le meeting qui s’est tenu à l’issue de celle-ci, place Denfert-Rochereau.

À cette occasion, j’ai réaffirmé les raisons de notre décision et expliqué que c’était maintenant qu’il fallait annoncer la couleur. C’est-à-dire afficher clairement et publiquement nos positions et les moyens d’action pour les faire aboutir. Ce n’était pas utile d’attendre le rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR), car nous savons déjà que ce sera le même en pire, compte tenu de la crise.

Rappelons en outre que nous ne serons engagés en rien par le rapport du COR. Comme j’ai eu l’occasion de le dire: «le «COR au pied» et «les revendications en marche!» Ce fut aussi l’occasion de souligner que nous n’étions pas amnésiques, que nous nous souvenions de 2003 et de 2009.

Oui, nous pouvons gagner si l’unité d’action est claire, sans ambiguïté, tant dans les revendications que les moyens d’action.

Sur ces derniers, nous avons expliqué que nous n’étions pas d’accord avec les manifestations ricochet (à répétition), qui finissent toujours par tomber à l’eau et que nous reformulions notre proposition d’un appel commun, sur des revendications claires, à 24 heures de grève interprofessionnelle, public et privé.

Le gouvernement prendrait de gros risques – qui plus est, il est déjà affaibli – s’il ne répondait pas à la suite d’une telle journée réussie.

Dans ces conditions, le 1er mai sera pour Force Ouvrière un 1er Mai «unitaire FO», sur nos positions.

C’est pourquoi nous ne nous sommes pas rendus à la réu-nion entre syndicats du 30 mars, dont l’objet est de programmer des manifestations à répétition, ce qu’on pourrait appeler un steeple-chase manifestif. L’opposition raisonnable est du même acabit que l’accompagnement.

Il est également important que partout, dans les entreprises, services publics et administrations, les militant(e)s expliquent nos positions pour convaincre les travailleurs de leur bien-fondé et préparer activement le rapport de forces.

La crise n’est pas terminée, loin s’en faut. La consommation des ménages vient de chuter pour le deuxième mois consécutif.

Pour sortir de cette crise, les travailleurs doivent se faire respecter collectivement et avec détermination. Ils n’ont pas à payer la facture d’une crise dont ils ne sont en rien responsables.


FO Hebdomadaire - MARS 2010

CHÔMAGE: LES FINS DE DROIT EN FLÈCHE

Urgence

CHÔMAGE

LES FINS DE DROIT EN FLÈCHE

 

Loin d’être terminée, la crise frappe de plein fouet les salariés licenciés. Ils sont un million à voir s’approcher la fin de leur période d’indemnisation dont FO a réclamé la prolongation.

 

 

Un million de demandeurs d'emploi devraient perdre leurs droits à l'assurance-chômage en 2010 d’après les chiffres mêmes de Pôle emploi révélés en novembre dernier. A cette date l’augmentation était de 35,2 % en un an. Malgré cette hausse alarmante, gouvernement et patronat ont traîné des pieds.

«Il y a une urgence sur les fins de droit dont le nombre est en train de monter en flèche, et l'Etat est concerné» a déclaré Stéphane Lardy, secrétaire confédéral de FO et négociateur au sein du groupe de travail sur les chômeurs en fin de droit, dans le cadre de la négociation patronat-syndicats sur la «gestion sociale des conséquences de la crise économique sur l'emploi». Interrogé le 15 décembre dernier, le secrétaire d'état à l'Emploi, M. Laurent Wauquiez, avait renvoyé aux discussions plénières entre interlocuteurs sociaux prévues le 26 février, avant de daigner accepter ce mardi d'aborder le sujet lors de «la réunion de l'agenda social» prévue pour le 15 février à l'Elysée.

FO a réclamé, et encore lundi face aux médias (voir notre «Jour après jour» d’hier) une prolongation, même de manière temporaire, des indemnisations chômage notamment pour les fins de droits, la revalorisation de 10% des allocations spécifique de solidarité (ASS, versée par l'Etat), ainsi qu’un meilleur accès à ces dernières qui ne concernent actuellement que moins de 20% des chômeurs. D’autant que l’abus du recours aux CDD et à l’intérim n’arrange rien, notamment chez les jeunes «qui reviennent tout le temps au chômage, sous l'effet de contrats courts, et se retrouvent plus rapidement en fin de droits» a souligné Stéphane Lardy.

 

www.force-ouvriere.fr

Jean-Claude Mailly : 2010, Tout est possible ?


L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

2010 ?
TOUT EST POSSIBLE
Il ne faut pas être grand clerc pour constater que, face à une crise profonde du système capitaliste, le changement de modèle n’est pas à l’ordre du jour.

Certes, les États sont intervenus massivement et financièrement depuis l’automne 2008, évitant ainsi un scénario du type des années 1930. Entre sauvetage des banques et plans de relance, ce sont de milliers de milliards d’euros qui ont ainsi été engagés dans le monde.



 

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