conditions de travail

SERVICE PUBLIC - LES REDUCTIONS DES BUDGETS VALENT PLUS QUE NOS VIES

SERVICE PUBLIC

 

Quelques exemples des ravages pour les usagers et les agents publics des réformes imposées aux services publics

Les nouvelles Directions Régionales et Départementales de l’Etat (créées en 2010) sont exsangues et ne peuvent déjà plus fonctionner. Une note interne d'un directeur régional de la région Picardie est une nouvelle preuve que le service public est en danger au motif des restrictions budgétaires :

- Les agents ne pourront plus se former, en particulier, les formations liées aux prises de postes ne seront plus fournies aux nouveaux arrivants;

- Les agents ne pourront plus recevoir d'informations nécessaires à l'exercice de leurs métiers : fin des abonnements, fin des moments de rencontres collectifs;

- Un état sanitaire défectueux des locaux de la DR: nettoyage uniquement deux fois par semaine des toilettes;

- Accueillir les réunions pour éviter de se déplacer. Imaginons que tous les services fassent de même...

Pour les personnels : interdiction de prendre les voies à péage, véhicules accidentés mis hors d'usage les uns après les autres, etc. On assiste à une mise sous tension progressive des possibilités de déplacements, avec tensions psychologiques pour les agents devant lutter entre eux pour disposer des rares moyens et véhicules encore disponibles pour assurer leurs missions.

- Surtout les agents ne pourront plus se déplacer sur le terrain et ainsi ne plus accomplir leurs missions prioritaires y compris en matière de sécurité civile:

Inspections des installations classées (il faut se souvenir de l’exemple d’AZF en 2011!);

Contrôle des zones endiguées (avec des habitations adjacentes);

Relevés hydrologiques préventifs et annonces de crues;

Contrôle des transports terrestres.

Derrière cette gestion et ces économies de «bout de chandelle», les conditions de travail des personnels se détériorent, le stress augmente, et la vie des usagers est mise en péril.

 



 

JUIN 2010 - SPECIAL PSYCHIATRIE - La Psychiatrie est toujours d actualité

Supplément au N° de la Lettre aux Syndicats FO Santé JUIN 2010 - SPECIAL PSYCHIATRIE -

La Psychiatrie est toujours d’actualité

 

EditoriaLl

Ce numéro spécial de la lettre aux syndicats consacre une large place à notre Commission Nationale qui s’est réunie le 27 avril dernier. Les délégués représentants les différentes régions fédérales ont pu débattre de la situation générale à laquelle sont confrontés tous les établissements hospitaliers, comme les établissements spécialisés (difficultés budgétaires, plans de retour à l’équilibre, problèmes d’effectifs et de conditions de travail, etc).


Ils se sont aussi largement exprimés sur le contenu du projet de loi visant à « réformer » la loi de juin 1990 portant sur les hospitalisations sans consentement. Ce projet, qui doit être débattu au parlement d’ici la fin de l’année, continue de soulever dans la profession de nombreuses oppositions.


Un train peut en cacher un autre !


Pour FO, il est important de clarifier le dossier et bien prendre garde que derrière ce projet derévision de la loi de 90, ne se cache aussi la volonté de revoir l’organisation territoriale de la prise en charge de psychiatrie qui, depuis 1960, repose sur la sectorisation. Déjà des voix se manifestent pour demander la mise en place de Groupement de Coopération Sanitaire (GCS). Le ministère s’apprête à lancer des expérimentations en la matière. Ces GCS marqueraient la fin du secteur tel qu’il est aujourd’hui, voire la remise en cause de son rattachement aux hôpitaux publics et leurs CMP.


Nous savons trop bien que les modifications des missions de service public préconisées par la loi HPST du 21 juillet 2009 ne seront pas sans conséquences sur la qualité de la prise en charge des patients et sur les conditions de travail des personnels hospitaliers. D’ores et déjà, les objectifs du gouvernement, pour rentrer dans les clous imposés au nom des « équilibres budgétaires européens », visent à diminuer les dépenses publiques, dans lesquelles, du reste, figurent les dépenses hospitalières et au premier chef l’ONDAM (l’objectif nationale des dépenses d’assurances maladie). ONDAM qui sera réduit dés cette année de 600 millions d’euros.
On peut imaginer, sans trop se tromper, que l’assurance maladie et par conséquent les hôpitaux,
feront partie d’une nouvelle offensive après celle de la contre-réforme des retraites.
Mais rien n’est réglé. Les prochaines semaines seront l’occasion de montrer la détermination des personnels avec notre organisation syndicale pour la défense de la psychiatrie publique, ainsi que des conditions de travail et d’exercice.


Le Secrétariat Fédéral

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RÉSOLUTION ADOPTEE PAR LE BUREAU DE L UNION DEPARTEMENTALE DE L'UD FO AISNE DU 08 DECEMBRE 2009

 

 

Les salariés de tous les secteurs sont confrontés à une agression sans précédent : licenciements massifs, fermetures de services, postes non remplacés dans la fonction publique, remise en cause des statuts et des conventions collectives. Les plans sociaux continuent de croître, malgré l’annonce d’une soi-disant « reprise de l’activité industrielle ». Cette situation conduit à une augmentation de la désertification industrielle, dans notre département, déjà durement frappé par les crises précédentes, et à l’augmentation massive des demandeurs d’emplois

Cela se manifeste, entre autre, par :

·        Le démantèlement par la fusion Impôts /Trésor

·        Le déploiement des sites mixtes à Pôle Emploi comme conséquence de la fusion imposée aux personnels de l’ASSEDIC et de l’ANPE, qui a pour conséquence la fermeture de sites ANPE et ASSEDIC de proximité.

·        La diminution considérable du nombre de places aux concours de la Fonction Publique.

·        La poursuite des suppressions de postes, d’heures et de classes dans l’Education Nationale.

·        La fermeture de NEXANS et la perte de 220 postes de travail.

·        Le PSE de la Papeterie de Venizel et la perte de 100 emplois.

·        Le « coulage » du four de Saint-Gobain Emballage (Soissons) et le chômage partiel qui va en résulter.

·        La volonté de généraliser le travail du dimanche dans le commerce à l’ensemble des secteurs d’activité qu’ils soient privés ou publics au nom de la loi du 10 août 2009.

·        Des licenciements économiques de moins de 9 personnes pour éviter de déposer un PSE.

·        Une aggravation des conditions de travail avec les pratiques du « stress-management » pour accroître toujours plus la productivité.

·        Etc., Etc. 

 C’est pourquoi le Bureau de l’UD FO AISNE considère comme primordial d’apporter tout son soutien, sous toutes les formes, aux travailleurs et salariés qui, dans des conditions difficiles font face et se battent. 

En particulier, il se félicite des combats syndicaux qui ont abouti à voir satisfaites les revendications chez ENSIVAL-MORET, BORGERS, TVI, RHOM & HAAS où les syndicats FO ont mené – seuls ou dans l’unité syndicale – l’action revendicative. …/…

Ces batailles sont d’autant plus difficiles que les travailleurs et les salariés ont aussi à faire face à une remise en cause méticuleusement organisée du rôle des organisations syndicales visant à les faire cogérer, accompagner, organiser les coups que le gouvernement et le MEDEF leur portent.

C’est pourquoi le Bureau de l’UD FO 02  juge indispensable de préciser sa position sur nombres de dossiers en cours.

ð Le Bureau de l’UD FO 02 approuve sans réserve la résolution du Comité Confédéral National FO qui confirme son opposition à toute forme d’unicité syndicale « l’action commune n’est pas une fin en soi mais un moyen permettant de créer un véritable rapport de force face au patronat et aux pouvoirs publics afin de faire aboutir les légitimes revendications des travailleurs ».

ð Face à la volonté du gouvernement de privatiser la Poste, le Bureau de l’UD FO 02 approuve la décision de la Confédération de ne pas avoir participé à la « votation citoyenne » (occasion d’un mélange politico syndical que FO, soucieuse de son indépendance a toujours refusé), dont l’efficacité s’avère infirmée pour enrayer la privatisation de la Poste. 

Le Bureau de l’UD FO 02, a contrario, approuve sans réserve la décision de la Commission Exécutive nationale de la Fédération FO COM : qui « appelle les postiers à organiser la riposte à la hauteur de l’enjeu. FO COM considère qu’il faut appeler les postiers à la grève jusqu’au retrait du projet de loi. »

C’est par la grève dans l’unité que les travailleurs et les salariés peuvent obtenir des succès.

ð Face à l’avalanche de licenciements, le Bureau de l’UD FO 02 considère que les États Généraux de l’Industrie (EGI) ne constituent pas autre chose qu’une nouvelle tentative d’associer le capital et le travail. Le patronat et les banques qui ont reçu des centaines de milliards d'euros vont maintenant demander aux organisations syndicales de gérer les licenciements, de les accompagner, voire de les justifier ! 

En conséquence, le Bureau de l’UD FO 02  exprime sa préoccupation quant à la nature de la participation de la Confédération FO au Comité national des Etats Généraux de l’Industrie. Dès la première séance, le Ministre de l’Industrie, Christian  Estrosi, a affiché l’objectif d’obtenir un « pacte économique et social ». Nous savons parfaitement ce que signifierait un tel « pacte » !

Pour ce qui nous concerne, il n’est pas question que nous nous engagions dans un tel processus. En revanche le Bureau de l’UD FO 02 estime que le gel des licenciements est un préalable à toute discussion dans ce type de réunion. 

ð Constatant que la loi Bachelot est, dès ses premières applications, une machine de guerre contre l’hospitalisation publique et la Sécurité Sociale, le Bureau de l’UD FO 02 réitère son opposition à la loi Bachelot et en demande l’abrogation. Il se prononce à nouveau CONTRE la mise en place des Agences Régionales de la Santé (ARS) et POUR le maintien des organismes de Sécurité Sociale comme organismes de plein exercice et le maintien de toutes leurs missions ; ce qui revient à exiger le maintien de la Convention Collective Nationale des organismes sociaux et celui des statuts des personnels DDASS et DRASS. …/…

En conclusion, le Bureau de l’UD FO AISNE considère que si nous avons eu parfaitement raison de rompre l’unicité syndicale et de refuser toutes tentatives de nous intégrer, il nous revient maintenant de faire des propositions.

Le Bureau de l’UD FO AISNE considère comme particulièrement importante l’initiative d’un rassemblement national de la Confédération FO.

Il nous revient d’organiser un tel rassemblement pour la défense de la Sécu et des retraites, pour le gel des licenciements, pour une relance de la consommation par l’augmentation des salaires, des pensions et des minimas sociaux. 

Adoptée à l’unanimité - Saint-Quentin, le 8 décembre 2009

 

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