COMMUNIQUE

COMMUNIQUÉ

LE SALARIÉ CORVÉABLE …SANS MERCI !


Force Ouvrière s’insurge contre l’adoption par l’Assemblée Nationale en première lecture de certaines dispositions de la proposition de loi Warsman.  

En particulier, elle s’oppose fermement à la disposition qui vise à autoriser l’employeur, sous couvert d’un accord collectif, à moduler le nombre d’heures travaillées sans que cela constitue une modification du contrat de travail nécessitant l’accord exprès du salarié.   

Il ne s’agit pas d’une simple mesure de simplification mais d’une véritable modification du code du travail qui n’a pour objectif que de contrer une jurisprudence de la Cour de cassation devenue source d’inquiétude pour les employeurs…   

FO dénonce cette atteinte portée aux droits fondamentaux des salariés et en particulier à leur vie familiale et personnelle et qui introduit à leur encontre encore plus de flexibilité qu’ils devront subir sans pouvoir  s’y opposer.   

FO rappelle son attachement à la liberté contractuelle et à l’autonomie de la négociation collective qui ont été fragilisées ces dernières années par les différentes interventions du législateur favorisant en particulier la négociation dérogatoire.   

Un juste équilibre doit être recherché entre négociation collective et contrat de travail et ne peut être trouvé que par la réaffirmation du principe de faveur.   

C’est pourquoi FO réaffirme son opposition et demande le retrait de cette disposition source d’insécurité juridique pour les salariés.   

Prime - partage de la valeur ajoutée



 

COMMUNIQUE

 

Prime « partage de la valeur ajoutée » :

des salaires, pas des dividendes !

 

Le dispositif de la « prime partage de la valeur ajoutée » a été adopté en Conseil des ministres le 25 mai 2011.

 

Selon ce projet, les entreprises de plus de 50 salariés qui augmentent de manière significative l’attribution de dividendes par action seraient tenues de verser une prime aux salariés.

 

Pour FORCE OUVRIERE, ce dispositif ne peut régler le problème de fond du pouvoir d’achat des salariés. Ce tour de passe passe ne suffit pas à convaincre.

 

En l’état du projet, la prime tant annoncée ne concernerait qu’une minorité de salariés et son montant serait aléatoire, sans minimum garanti. Elle pourrait même prendre une autre forme qu’une somme d’argent et se traduire par de la participation ou de l’intéressement ou encore des actions gratuites !

 

Dans ce contexte de crise financière, économique et sociale, n’a-t-on rien d’autre à proposer aux salariés que de devenir actionnaires ! Ce dispositif aboutit donc à légitimer l’augmentation des dividendes et du capital pour escompter recevoir quelques miettes de façon inégalitairement réparties. Est ainsi créé un effet d’aubaine qui risque de peser lourd sur les négociations salariales…

 

Pour FORCE OUVRIERE, l’augmentation du capital au détriment des salaires doit être stoppée et inversée. La priorité c’est l’augmentation générale des salaires et l’instauration d’une prime pour le transport individuel d’un montant minimum de 400 € annuels.

 

FORCE OUVRIERE revendique également une augmentation significative du SMIC au 1e juillet 2011, pour impulser les négociations salariales dans les entreprises et dans les branches, seules à même de couvrir tous les salariés.

 

Enfin, l’Etat employeur doit rouvrir les négociations avec les fédérations de fonctionnaires.

 

 

Paris, le 26 mai 2011

 

Contact : Marie-Alice MEDEUF ANDRIEU 

                  ( 01 40 52 84 15)

                    marie-alice.medeuf@force-ouvriere.fr

COMMUNIQUE - EMPLOI

COMMUNIQUÉ

EMPLOI

 

FO DÉNONCE LE « ATTENTION CHÔMEURS MÉCHANTS ! »

 

Certains députés de la majorité ont décidé de s’occuper des chômeurs !

A cet égard les propositions de loi fleurissent. Le député Pierre LANG propose d’imposer des Travaux d’Intérêt Général aux chômeurs de plus de 6 mois. D’autres souhaitent obliger certains bénéficiaires du RSA à effectuer des travaux à titre gratuit pour la collectivité.

Derrière ces propositions se cache une philosophie bien connue : « tous ces gens profitent du système et sont des assistés ».

Force Ouvrière tient à rappeler que les demandeurs d’emploi, lorsqu’ils s’inscrivent à Pôle emploi, doivent signer un Projet Personnalisé d’Accès à l’Emploi (PPAE) qui les oblige à faire des recherches actives d’emploi sous peine de perdre leurs allocations.

Rappelons également que c’est cette même majorité qui a fait voté la loi du 1er aout 2008 durcissant la définition de l’ORE (Offre Raisonnable d’Emploi) que le chômeur ne peut refuser.

Concernant le RSA, FORCE OUVRIERE souligne enfin que les bénéficiaires de ce revenu qui ne travaillent pas doivent suivre un parcours d’insertion avec un ensemble d’obligations qui en découlent, parcours élaboré et décidé et par les conseils généraux (assiduité, recherche d’emploi, action de formation obligatoire etc.).

Alors qu’il y a plus de 4 millions de demandeurs d’emploi dans ce pays, FORCE OUVRIERE appelle les parlementaires à plus de retenue et à arrêter de stigmatiser des personnes en situation de grande fragilité financière et sociale.

Par conséquent, au lieu de faire la chasse à des boucs émissaires , FORCE OUVRIERE appelle les parlementaires à relire attentivement les lois qu’ils votent et souligne qu’il est de leur responsabilité de voter des lois qui créent une dynamique économique et sociale source de croissance économique et de créations d’emplois et non de valider des logiques d’austérité.

FORCE OUVRIÈRE SIGNE LA CONVENTION D’ASSURANCE CHÔMAGE

COMMUNIQUÉ

FORCE OUVRIÈRE SIGNE LA CONVENTION D’ASSURANCE CHÔMAGE



Il y a plusieurs semaines, Force Ouvrière avait expliqué qu’il ne fallait pas «chambouler» la convention d’assurance chômage. Un recours de Force Ouvrière avait d’ailleurs permis d’améliorer la convention précédente.

La dernière séance de négociation de la convention d’assurance chômage s’est tenue le 25 mars 2011, avec l’ouverture à la signature d’un projet d’accord.

Lors de cette séance, Force Ouvrière a obtenu la possibilité de cumuler l’allocation d’assurance chômage avec une pension d’invalidité pour les allocataires d’assurance chômage. Pour les allocataires concernés, qui restent toujours une catégorie particulièrement exclus de l’emploi, cela représente une amélioration sensible de leur indemnisation.

FO a également obtenu la suppression de toute discrimination à l’encontre des salariés saisonniers qui depuis de nombreuses années subissaient un abattement sur le montant de leur allocation d’assurance chômage. Cette revendication forte que portait FO depuis de nombreuses années, est une avancée majeure pour ces salariés victimes de mesures inéquitables alors qu’ils cotisent comme les salariés du régime général.

Par ailleurs, Force Ouvrière a fait reculer le patronat sur une de ses revendications principales : la modification des bornes d’âge (passage de 50 à 52 ans et de 61 à 62 ans).

Avec la volonté de préserver les droits à indemnisation, Force ouvrière a réussi à rendre plus difficiles les conditions de mise en œuvre d’une baisse des cotisations. Cette baisse ne pourra dorénavant pas intervenir avant que le niveau d’endettement de l’Unédic n’atteigne 1,5 mois de contributions (soit 4 milliards d’euros pour un endettement de 11 milliards d’euros). En outre, cette baisse ne pourra intervenir que dans l’hypothèse où l’Unédic dégage des excédents supérieurs à 1 milliard d’€ sur une année, sans remise en cause des droits des chômeurs.

Enfin, par cet accord, Force Ouvrière réaffirme son attachement au paritarisme et à sa défense, dans un contexte où ce dernier est fortement remis en cause par l’Etat et une certaine partie du patronat. Ainsi, pour FO, cet accord démontre que le paritarisme est toujours porteur de progrès social pour les salariés privés d’emploi.

Pour toutes ses raisons, la Confédération Générale du Travail - Force Ouvrière signera la convention relative à l’indemnisation du chômage du 25 mars 2011.

FO DEMANDE LA TENUE URGENTE D’UN CONSEIL SUPÉRIEUR DE LA PRUD’HOMIE

COMMUNIQUÉ

FO DEMANDE LA TENUE URGENTE D’UN CONSEIL SUPÉRIEUR DE LA PRUD’HOMIE




L’actualité sociale met en évidence un certain nombre de difficultés rencontrées par l’ensemble des juridictions de notre pays.

Pour ce qui concerne la juridiction prud’homale, le manque récurrent de moyens tant matériels qu’humains perturbe le fonctionnement de nombreux conseils et rend difficile l’exercice des mandats des conseillers.

Aussi FO a demandé que soit organisée le plus rapidement possible une réunion du conseil supérieur de la prud’homie consacrée au traitement de ces questions.

 

 

www.force-ouvriere.fr

REVALORISATION DU SMIC: UN FLOP DE PLUS!

 

REVALORISATION DU SMIC

UN FLOP DE PLUS!

 

Pour la cinquième année consécutive le SMIC ne connaîtra pas de «coup de pouce», le gouvernement ayant fait le choix de la simple revalorisation correspondant à l’inflation.

Force Ouvrière regrette, dans ce contexte de crise financière, que les salariés soient les seuls à payer la crise et que le gouvernement ait retenu les préconisations du groupe d’experts.

Ainsi, la revalorisation du SMIC est portée à un taux horaire de 9 € bruts, soit 1365 euros bruts mensuels.

Le Ministre en confirmant le report de la conditionnalité de branche en application de l’article 27 de la loi en faveur des revenus du travail du 3 décembre 2008, comme l’a suggéré le groupe d’experts, n’incite pas à la négociation de meilleures conditions de rémunérations proche du SMIC.

Force Ouvrière ne peut que déplorer ce report. Il s’agit encore une fois d’une illustration que les sanctions financières ne sont jamais appliquées, à l’image de la sanction financière initialement prévue au 31 décembre 2010 en matière d’égalité salariale pour les entreprises qui n’auraient pas supprimé les écarts de rémunérations… 

DÉCLARATION DU BUREAU DE FORCE OUVRIÈRE DU 8 NOVEMBRE 2010

COMMUNIQUÉ

 

Parce que le projet de loi sur les retraites est dicté par des raisons liées aux marchés financiers et aux engagements restrictifs au plan européen, ce qui en fait un élément clef du plan d’austérité mis en place. 

Parce que ce projet constitue une contreréforme très largement rejetée par les salariés et se situe à l’opposé des propositions et revendications défendues et déclinées par Force Ouvrière. 

Dès le départ Force Ouvrière a revendiqué le retrait de ce projet pour une autre réforme basée sur le financement et répondant aux besoins sociaux. 

De la même manière, convaincue qu’il faudrait un rapport de force important pour faire reculer le gouvernement à différentes reprises, Force Ouvrière a proposé un appel commun des confédérations à 24 heures de grève franche public/privé, point d’appui pour un élargissement déterminant du mouvement. Ce fut encore le cas le 4 novembre 2010, avant la promulgation de la loi, lors de la dernière réunion des syndicats, proposition refusée par les autres organisations. 

Convaincue, parallèlement, que l’unité d’action était nécessaire, Force Ouvrière s’y est pleinement engagée, sur ses positions, dès le 7 septembre. Plusieurs manifestations inédites et exceptionnelles par leur nombre et leur ampleur n’ont pas fait céder le gouvernement qui a affiché un mépris et une conception autoritaire du dialogue social. 

Pour le bureau confédéral de Force Ouvrière, tout n’a pas été tenté pour obtenir satisfaction, notamment l’appel commun à 24 heures de grève pour solidifier, coordonner et unifier un mouvement qui a pris la forme de grèves reconductibles, de débrayages, de manifestations et d’actions. 

Force Ouvrière continuera à marteler ses positions et revendications et à prendre des initiatives en matière de retraites dans les semaines et mois à venir, excluant de faire oublier ou de zapper les retraites au profit d’autres dossiers qui seront traités à part et sur lesquels notre cahier revendicatif est prêt. 

Le bureau confédéral confirme, par ailleurs, son opposition à toute mise en place d’un régime unique par points ou comptes notionnels, antichambre de la capitalisation. 

Dans le même temps, y compris par respect des salariés qui ont fait grève, Force Ouvrière ne saurait s’engager ni dans une stratégie d’oubli ou de diversion, ni dans une stratégie d’épuisement. 

Pour toutes ces raisons, Force Ouvrière ne participera pas à la réunion des syndicats du 8 novembre et réaffirme sa pleine disponibilité et son plein engagement pour construire réellement le rapport de force dans une démarche de résistance et de reconquête. 

 

www.force-ouvriere.fr

PORTAGE SALARIAL : UNE FIN DIGNE DU THÉÂTRE DE BOULEVARD!

/// COMMUNIQUÉ DATÉ DU VENDREDI 25 JUIN 2010

 

 

La Confédération Force Ouvrière a confirmé hier qu’elle ne signerait pas le projet d’accord sur le portage salarial.

Tout au long de cette négociation la cgt-FO a tenu une position cohérente, dans le droit fil de l’accord du 11 janvier 2008 sur le marché du travail et dans celle du législateur, qui a créé l’article 1251-64 du Code du travail dans le chapitre consacré au travail temporaire (loi du 25 juin 2008). C’est pourquoi, la Confédération ne souhaitait pas, comme d’autres, créer un CDI de portage salarial qui viendrait percuter le CDI de droit commun, risquant par la même de créer de multiples contentieux et affaiblissant la lisibilité de la relation salariale.

Si FO a toujours reconnu les avancées du texte au regard du vide juridique qui existait auparavant, elle rejoint le Prisme, lorsque ce dernier estime que « les partenaires sociaux ont fait preuve d’innovation sociale », surtout sur la forme !

Entre fausses sorties, fausses rentrées, effets de manche et rebondissements surprises, la fin de la négociation a surtout été digne d’une mauvaise pièce de boulevard, retour nostalgique des grandes heures d’au théâtre ce soir !

Rappelons, à titre anecdotique, que la dernière réunion de la commission mixte paritaire, a eu lieu le 03 mai 2010. Depuis plus rien ! La soi-disante innovation sociale passe aussi par le respect du droit de la négociation collective (notamment l’obligation faite de réunir l’ensemble des syndicats dès qu’un nouveau texte est proposé), ce que semblent avoir quelque peu oubliées les parties prenantes à l’accord.

Au-delà de cette conclusion vaudevillesque qui pourrait prêter à sourire, FO s’inquiète de l’insécurité juridique créée par ce texte et fera part de ses observations et de son opposition aussi bien dans le cadre d’une éventuelle transposition législative que dans le cadre de l’extension de l’accord.

Réforme des Retraites : injuste et inefficace !

Communiqué du mercredi 16 juin 2010

Réforme des Retraites : injuste et inefficace !



Pour Force Ouvrière, les mesures présentées par le gouvernement sont socialement injustes et économiquement inefficaces.

Une fois de plus ce sont les salariés du privé comme du public qui trinquent, ceux qui ne sont pas concernés par l'augmentation de la durée de cotisations seront rattrapés par le recul de l'âge de la retraite ; à titre d'exemple, la génération 1956 (54 ans aujourd'hui) devra travailler 2 années de plus pour bénéficier d'une retraite à taux plein et pour ceux qui ont commencé à travailler à 18 ans, c'est 44 années de cotisations qu'ils devront supporter.

Ce texte ne peut que provoquer de la confusion et rajouter à la complexité. Les propositions de financement relèvent du tour de passe passe et ne tiennent pas compte de la conjoncture, de la croissance et de l'emploi à l'horizon 2020, les recettes espérées ne combleront qu'à peine le déficit du Fonds de Solidarité Vieillesse qui est de 4,2 milliards.

Pour bénéficier du minimum vieillesse et du taux plein, il faudra désormais patienter jusqu'à 67 ans en survivant avec le RSA ou l'ASS !

S'agissant des fonctionnaires, c'est un recul majeur des droits des agents de la fonction publique avec à terme une baisse programmé des traitements et du niveau des pensions.

Force Ouvrière refuse catégoriquement de s'inscrire dans cette démarche de remise en cause des droits sociaux et appelle les salariés à se mobiliser pour obtenir le retrait du plan gouvernemental.

SYNTHESE DE LA REFORME DES RETRAITES

Cliquer sur l'icone ci-dessus

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site