COMMUNIQUE DU 3 Février 2010

 

COMMUNIQUE

 

 

Jean-Claude MAILLY s’étonne de la tonalité des propos tenus ce matin sur une radio par François CHEREQUE, Secrétaire Général de la CFDT, à l’encontre de FO. Etre tendu ne justifie pas tout.

 

Autant le débat et l’expression de différences d’analyses et de positionnement est parfaitement légitime et nécessaire, autant la polémique est nuisible et l’invective à l’opposé du comportement d’un syndicaliste.

 

Sur le fond, pour FORCE OUVRIERE, ce sont les inégalités entre le capital et les salariés qu’il ne faut pas masquer et au contraire dénoncer. C’est l’injustice qu’il faut refuser, celle qui voudrait que les salariés payent les profits du système financier et les aides publiques massives aux banques. Refusant un recul des droits des salariés du privé comme du public, voulant répondre à tous les problèmes posés en matière de retraite, FORCE OUVRIERE axe ses propositions sur la question essentielle du financement, pénalisé par les politiques économiques et fiscales ainsi que par la crise.

 

Pour ne prendre qu’un exemple, la faiblesse moyenne de la retraite des femmes par rapport aux hommes s’explique par les écarts de salaire et de qualification ainsi que par les carrières hachées pour lesquelles la compensation en terme de cotisations est insuffisante ou inexistante.

 

Parce que nous ne sommes pas soumis mais révoltés, nous refusons de nous laisser enfermer dans une logique restrictive où ce sont les salariés qui devraient sans cesse subir des reculs de droits au prétexte qu’ils se partagent équitablement les sacrifices. L’individualisation des droits conduit toujours à la loi des plus forts et des plus riches laissant à la majorité les miettes en partage. C’est aussi pourquoi FORCE OUVRIERE a pris part à leur origine à la mise en place des régimes de solidarité collective et entend en défendre aujourd’hui encore le principe et l’existence.

 

Concernant la fusion des régimes public et privé, que FORCE OUVRIERE conteste parce qu’elle entend défendre le statut général de la Fonction Publique déjà gravement mis à mal, François CHEREQUE n’a jamais eu besoin que l’on s’exprime à sa place, et il n’est pas dans la pratique de FORCE OUVRIERE de travestir les propos des uns et des autres. Si la CFDT est contre la fusion, tant mieux, mais comment l’articuler avec un régime unique par points ?

 

 

Paris, le 3 février 2010

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