A VOTRE BON COEUR ! De la charité chrétienne au "Charity business"

 

 

Les trois vertus du christianisme sont la   foi, l'espérance et la charité  .

 

 

Cette dernière consiste à désirer et à vouloir faire le bien à son prochain et obtenir ainsi sa rédemption. De saint Vincent de Paul (1581-1660) à l’abbé Pierre (1912-2007), des prêtres à la fibre sociale se sont mis au service des malades et des pauvres. La première Confrérie de la charité est fondée en 1617 par Mme Goussault.

 


Ce sont des femmes de la noblesse qui s’occupent des oeuvres caritatives. En 1634, Louise de Marillac crée la Compagnie des filles de la charité. On y retrouve la nièce de Richelieu, Anne d’Autriche, femme de Louis XIII, la princesse de Condé...

 

LE TOURNANT DES ONG

Au XXe siècle, l’aide change de bord. En 1922, le quatrième congrès de l’Internationale communiste fonde le Secours rouge international pour aider les prisonniers politiques et leurs familles dans le besoin. La section française du SRT voit le jour en 1925, qui devient en 1938 le Secours rouge, ancêtre du Secours populaire apparu en 1945. En septembre 1946, Mgr Rodhain, aumônier des prisonniers de guerre, lance le Secours catholique qui rejoint le réseau de Caritas internationails en septembre 1950, réseau caritatif du Vatican.

 
Les protestants ne veulent pas laisser la charité aux seuls catholiques. Face aux destructions de la guerre, les Suisses fondent l’Entraide protestante suisse (EPER-HEKS), très axée sur des projets sociaux et le soutien aux religions non catholiques. ils aident les réfugiés arméniens, fondent des ligues de bus en Palestine où ils s’occupent de promouvoir la paix et soutiennent les associations palestiniennes de défense du droit des femmes. ily a vingt-cinq ans, Coluche lançait les Restos du coeur. Depuis les années 1980, les Organisations non gouvernementales (ONG) se sont multipliées: 4000 en 1980, 35000 en 2005.


Et elles ne font pas que du bien. Ce sont parfois des paravents des services secrets, des sectes religieuses et des lobbies industriels. Le secteur de l’humanitaire sert désormais à conquérir des parts~de marché grâce aux dons. Les ONG se sont mercantilisées avec de véritables plans marketing, faisant de la publicité, embauchant des cadres commerciaux supérieurs se lançant dans le carriérisme. Par ailleurs, la multiplication des ONG sur le terrain ne favorise pas le développement mais l’assistanat et finance sans le vouloir toutes sortes de trafics.


C’èst le cas én Albanie, au Kosovo, en Bosnie, au Tchad, en Irak... En arrivant sur place avec leurs grosses voitures et leurs liasses de dollars ou d’euros, ils contribuent à la monté de l’inflation et, finalement, à la paupérisation des populations locales, qui ne peuvent pas toutes être embauchées par ces ONG comme
chauffeurs, traducteurs, secrétaires, manutentionnaires... Si bien que le citoyen qui veut aider ceux qui sont dans la détresse, parce que les Etats sont défaillants, se demande à qui il doit verser ses dons.

 

FO Hebdomadaire - Décembre 2009

secteur de l’humanitaire prisonniers politiques association marketing ong EPER-HEKS Restos du coeur

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